Merci pour le scoop !

Le monde change et il change vite ! Voilà comment Jacques, un dirigeant que j’ai accompagné pour une conférence, à capté l’attention dans une intervention devant  200 dirigeants. Puis il s’est tu. Le long silence qui a suivit cette affirmation a permis à chacun des dirigeants présent de se faire la même réflexion ironique que vous en lisant ces lignes : Merci pour le scoop !

La force des contrastes pour capter l’attention

Quelle est la bonne durée du silence à cet instant ? Difficile à dire.  Il n’y a que l’instant présent qui peut permettre de réponde à cette question. Ce qui est certain c’est que le « bon » silence va créer 2 choses fortes et presque paradoxales. 2 attitudes qui vont s’entrechoquer au point d’éveiller l’attention du public au moins autant que le mot « sexe » dans la bouche d’une none. Affirmer puis se taire est une façon de jouer sur les contrastes. Les contrastes sont un moyen génial pour capter l’attention d’un public.

Le cerveau aime le changement

A votre avis pourquoi les clignotants clignotent ? Parce que notre cerveau aime le changement. Alerter avec une lumière fixe revient à ne pas alerter longtemps. Alerter avec une alternance de lumière, revient à alerter tout le temps. Idem pour les sirènes qui alternent sur 2 notes, ou les signalétiques de chantier sur 2 couleurs. Notre cerveau s’habitue aux situations stables, logiques, communes, normales, classiques… ce qui explique que vous pouvez faire votre trajet travail-domicile sans en avoir le moindre souvenir. Pour autant ça ne fait pas de vous un dangereux chauffard. Le jour où, sur ce même trajet, un enfant traverse soudainement en dehors des passages piétons, votre cerveau reconnaitra cette situation anormale et prendra les bonnes décisions sans même vous en parler.

Dans une intervention orale, si l’orateur est aussi logique que votre trajet domicile-travail, vous risquez de vous ennuyer très fort. Créer des contrastes en communication permet de stimuler l’attention de l’auditoire.

Alors que notre premier réflexe est de relever la banalité de cette affirmation « Le monde change », le temps du silence nous invite à prolonger la réflexion qui soulève inévitablement cette question : qu’est-ce que cet intervenant va nous proposer comme nouvelle vision ? Nous sommes à la fois dans le jugement de cette banalité et dans l’attente d’une autre façon de voir les choses.

La force des questions pour capter et entretenir l’attention

Poser des questions dans nos interventions est une manière très efficace de stimuler et d’entretenir l’attention. Mais parvenir à générer les questions dans la tête des autres est d’une puissance extraordinaire pour faire passer nos idées. A partir du moment où les autres se posent des questions auxquelles vous êtes censé répondre, alors vous avez créer les conditions maximale pour que leur attention vous soit dédiée. Votre responsabilité, à ce stade, est de ne pas les décevoir.

Vous voulez savoir comment Jaques n’a pas déçu son auditoire ?

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